À Abidjan, 632 livres rejoignent une bibliothèque : quand le livre devient un espace de rencontre
La remise de 632 ouvrages à la bibliothèque pluridisciplinaire de la Mosquée Salam rappelle qu’une politique du livre se mesure aussi à la capacité de rapprocher les ouvrages des lecteurs.
ABIDJAN — Un livre n’a de véritable portée que lorsqu’il peut rencontrer un lecteur. La remise de 632 ouvrages à la bibliothèque pluridisciplinaire de la Mosquée Salam, au Plateau, le 17 septembre 2026, offre une illustration concrète de cet enjeu.
L’opération, portée avec le concours du ministère de la Culture et de la Francophonie, dépasse le simple geste de dotation. Elle pose une question essentielle pour le paysage culturel ivoirien : comment faire en sorte que la présence du livre dans les institutions, les écoles, les associations et les quartiers se transforme en habitudes de lecture ?
Une bibliothèque est d’abord un lieu de circulation. On y vient chercher un savoir, une histoire, une voix ou parfois simplement un moment de calme. La diversité des ouvrages disponibles peut permettre à des lecteurs d’âges et de parcours différents de trouver leur propre porte d’entrée vers la lecture.
Cette dimension est particulièrement importante pour les jeunes. L’accès régulier à des livres ne dépend pas uniquement de l’envie de lire : il dépend aussi de la proximité des ouvrages, de leur diversité et de la possibilité de les découvrir sans que l’achat constitue un obstacle.
La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a rappelé à cette occasion la vocation de la bibliothèque comme lieu d’ouverture vers la connaissance, l’autre et le monde. Cette conception donne au livre une fonction qui dépasse le cadre scolaire : celle d’un outil de dialogue et de construction personnelle.
Pour LISONS.CI, l’enjeu est donc moins de compter les livres déposés sur une étagère que de suivre ce qui se passe ensuite : quels lecteurs les empruntent ? Quels ouvrages rencontrent leur public ? Des clubs de lecture naissent-ils ? Les jeunes reviennent-ils ?
C’est à ce niveau que commence véritablement une politique de lecture. Une bibliothèque vivante n’est pas seulement un lieu qui conserve des livres. C’est un lieu où les livres circulent, sont discutés et deviennent une partie de la vie quotidienne.
Source documentaire : Gouvernement de Côte d’Ivoire, 21 septembre 2026.



Aucun commentaire. Soyez le premier !