Raconter oralement une histoire imaginaire
FRANÇAIS — 3e / PRÉPARATION BEPC
Raconter oralement une histoire imaginaire
Construire un récit clair, vivant et bien organisé
Objectifs de la leçon
À la fin de cette leçon, l’élève doit pouvoir inventer et raconter une histoire à l’oral, présenter les personnages et le cadre, organiser les événements dans un ordre cohérent et conclure son récit.
1. Qu’est-ce qu’un récit imaginaire ?
Un récit imaginaire raconte des événements inventés. Il peut mettre en scène des personnages, des animaux qui parlent, des lieux extraordinaires ou des situations surprenantes. Même si l’histoire est inventée, elle doit rester compréhensible et suivre une progression logique.
Avant de parler, réponds à ces questions : qui participe à l’histoire ? Où et quand se déroule-t-elle ? Quel événement vient bouleverser la situation ? Comment le problème se résout-il ?
2. Les étapes du récit
- La situation initiale : présente le personnage principal, le lieu et la situation de départ.
- L’élément perturbateur : un événement inattendu déclenche l’action.
- Les péripéties : le personnage agit, rencontre des difficultés et cherche une solution.
- Le dénouement : le problème principal trouve une issue.
- La situation finale : indique ce qui a changé et termine l’histoire.
Ces étapes servent de repères. Le récit peut être bref, mais l’auditeur doit comprendre comment les événements s’enchaînent.
3. Organiser le temps et les actions
Utilise des connecteurs temporels : « un matin », « soudain », « ensuite », « quelques instants plus tard », « finalement » et « depuis ce jour ». Les verbes d’action rendent le récit dynamique : courir, découvrir, chercher, avertir, aider, retrouver.
Au passé, l’imparfait sert souvent à installer le décor ou à décrire une habitude, tandis que le passé simple ou le passé composé peut marquer les actions successives. À l’oral, garde des temps cohérents et évite de passer sans raison d’un temps à un autre.
4. Faire vivre les personnages
Donne aux personnages un objectif, une difficulté et une manière d’agir. Tu peux rapporter leurs paroles au discours direct : « Qui est là ? » demanda Awa. Les dialogues doivent être courts et aider à faire avancer l’histoire.
Pour captiver l’auditoire, varie le rythme, marque les pauses aux moments importants et adapte ta voix aux émotions du récit sans crier ni parler trop vite.
5. Exemple de récit oral
La lanterne mystérieuse
« Un soir, Koffi rentrait chez lui par un petit sentier bordé d’arbres. Tout à coup, il aperçut une lanterne qui brillait au pied d’un grand fromager. Intrigué, il s’approcha et entendit une voix lui demander de l’aide. La lanterne appartenait à un vieux voyageur qui s’était égaré et ne retrouvait plus le chemin du village. Koffi lui proposa de l’accompagner. Ensemble, ils suivirent le sentier jusqu’aux premières maisons. Pour le remercier, le voyageur lui offrit une petite carte dessinée à la main, qui indiquait les chemins de la région. Depuis ce soir-là, Koffi n’oublia jamais qu’un simple geste de solidarité peut transformer une rencontre inattendue en belle aventure. »
Repérage : la promenade constitue la situation initiale ; l’apparition de la lanterne déclenche l’action ; la recherche du chemin forme les péripéties ; l’arrivée au village est le dénouement ; la leçon retenue conclut le récit.
6. Exercices d’application
Exercice 1 — Préparation. Imagine un personnage, un lieu et un objet mystérieux. Note ces trois éléments avant de raconter.
Exercice 2 — Structure. Invente une situation initiale et un élément perturbateur pour une histoire qui se déroule dans un village pendant une nuit de pluie.
Exercice 3 — Connecteurs. Complète oralement cette suite : « Au début… Soudain… Ensuite… Après plusieurs tentatives… Finalement… »
Exercice 4 — Dialogue. Imagine un échange de deux ou trois répliques entre un personnage qui a perdu son chemin et une personne qui veut l’aider.
Exercice 5 — Production orale. Raconte une histoire imaginaire d’une à deux minutes. Présente les personnages et le cadre, introduis un problème, raconte au moins deux actions et termine par un dénouement clair.
7. Corrigés et critères de réussite
Exercice 1. Exemple : une élève appelée Mariam, une forêt proche d’un village, une clé ancienne. Les autres choix sont possibles.
Exercice 2. Exemple : « Le village dormait sous une pluie abondante. Soudain, une lumière apparut dans l’école fermée. » La situation initiale présente le cadre ; la lumière constitue l’événement inattendu.
Exercice 3. Exemple : « Au début, le garçon marchait vers le marché. Soudain, il entendit un appel. Ensuite, il se dirigea vers la rivière. Après plusieurs tentatives, il retrouva le chemin. Finalement, il rentra chez lui. »
Exercice 4. Exemple : « Je ne retrouve plus la route du village, dit le voyageur. — Suivez-moi, je connais le chemin, répondit la jeune fille. — Merci, je vous suis très reconnaissant ! »
Exercice 5. Le récit est réussi si les étapes sont reconnaissables, les actions s’enchaînent logiquement, les connecteurs sont adaptés, la voix est audible et la conclusion termine véritablement l’histoire.




