Manuels scolaires en Côte d’Ivoire : les libraires entre stocks invendus et difficultés d’approvisionnement
À Grand-Lahou, des commerçants signalent des difficultés à obtenir les manuels agréés, tandis que des libraires alertent sur les stocks d’ouvrages exclus de la nouvelle liste. LISONS.CI examine les...
La rentrée scolaire met en lumière deux difficultés qui peuvent sembler contradictoires : certains libraires disent conserver des stocks de manuels qui ne figurent plus sur la liste retenue pour l’année scolaire 2026-2027, tandis que d’autres signalent des retards d’approvisionnement en ouvrages désormais demandés. Ces témoignages posent une question concrète : comment assurer la disponibilité des livres scolaires tout en limitant les pertes des professionnels ?
Sommaire
Des stocks qui pèsent sur la trésorerie
En août, des représentants de l’Association des libraires et détaillants de livres de Côte d’Ivoire ont fait état de stocks constitués sur la base des prescriptions antérieures et devenus plus difficiles à écouler après la révision de la liste des manuels. Ils ont demandé que la situation des ouvrages concernés soit examinée avec les autorités et les acteurs de l’édition. Ces déclarations décrivent la position des libraires ; l’ampleur nationale des pertes reste à documenter.
À Grand-Lahou, une demande d’approvisionnement
Le 9 octobre, l’Agence ivoirienne de presse a rapporté l’appel lancé par la section locale de la Fédération nationale des acteurs de commerces de Côte d’Ivoire aux maisons d’édition agréées. Selon son président, les manuels commandés arrivaient au compte-gouttes et ne suffisaient pas à répondre à la demande de parents et d’élèves. Cette situation locale mérite d’être confrontée aux données des éditeurs et aux retours d’autres librairies.
À Oumé, une autre préoccupation : la vente de livres dans les écoles
Dans un article du 15 septembre 2026, l’Agence ivoirienne de presse a également rapporté les préoccupations de libraires d’Oumé concernant la vente de manuels et de supports didactiques au sein des établissements scolaires. Les professionnels interrogés estiment que cette pratique fragilise leur activité. L’AIP rappelle qu’un arrêté de 2022 interdit cette vente dans les établissements. Ce dossier ajoute une dimension concurrentielle à la situation du secteur, mais ne permet pas à lui seul de mesurer l’impact économique dans l’ensemble du pays.
Un enjeu qui dépasse le commerce
La disponibilité des manuels touche directement les familles, les enseignants et les élèves. Pour les libraires, des stocks immobilisés peuvent réduire les liquidités nécessaires aux commandes nouvelles. Pour les parents, des retards peuvent compliquer l’achat des ouvrages demandés. Il importe toutefois de distinguer les témoignages recueillis, les difficultés propres à certaines localités et une éventuelle tendance nationale.
Quelles réponses pour la chaîne du livre ?
Une évaluation solide devrait réunir les libraires, les maisons d’édition, les représentants des parents d’élèves et le ministère chargé de l’Éducation. Elle devrait préciser les titres concernés, les volumes disponibles, les délais de livraison et les solutions envisagées pour les stocks qui ne sont plus prescrits.
Les informations présentées ici s’appuient sur des déclarations relayées par la presse. Les chiffres de pertes, le nombre de librairies touchées et les réponses officielles restent à confirmer.
Sources et vérifications
- Agence ivoirienne de presse — appel à l’approvisionnement à Grand-Lahou, 9 octobre 2026
- Agence ivoirienne de presse — préoccupations de libraires à Oumé sur la vente de manuels dans les écoles, 15 septembre 2026
- KOACI — déclarations de l’association des libraires, 21 août 2026
- Portail officiel du Gouvernement — liste nationale des manuels, 23 septembre 2026





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