Babelica 2026 : la jeune écrivaine ivoirienne Déborah Pépé porte une voix africaine parmi 30 auteurs
À travers Babelica 2026 et le recueil « Résister et espérer », 30 jeunes auteurs de 30 pays font entendre leurs préoccupations. Parmi eux, l’Ivoirienne Déborah Pépé.
Par la rédaction de LISONS.CI
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La cinquième édition de Babelica, salon international en ligne consacré à l’édition indépendante, a placé les jeunes auteurs au centre de son édition 2026. Les 21 et 22 septembre, le rendez-vous a donné une place particulière à 30 écrivains et écrivaines de moins de 30 ans venus de 30 pays. Parmi eux figure la jeune auteure ivoirienne Déborah Pépé.
Une génération invitée à raconter son époque
Le projet est né autour du numéro spécial de la revue Bibliodiversité, intitulé Résister et espérer. L’ouvrage réunit des textes de jeunes auteurs vivant dans 30 pays différents. L’objectif n’est pas de fabriquer une génération littéraire uniforme, mais de faire entendre des expériences et des imaginaires très différents.
Les textes abordent notamment la répression, l’exil, la guerre, la nature, la spiritualité, la transmission, la décolonisation des imaginaires et les transformations liées à l’intelligence artificielle. Cette diversité de thèmes donne au projet une dimension particulièrement contemporaine.
Déborah Pépé, une voix ivoirienne dans le dialogue international
Déborah Pépé participe à cette édition dans le cadre d’une table ronde consacrée à la décolonisation des imaginaires et de la littérature. Son parcours s’inscrit déjà dans l’écosystème littéraire : elle publie des comptes rendus de lecture et a participé à des projets collectifs de création.
Sa présence est intéressante pour la Côte d’Ivoire parce qu’elle montre comment une jeune auteure peut passer d’un travail de lecture et d’écriture à un espace de dialogue international avec d’autres jeunes créateurs.
Quand la bibliodiversité devient une question de générations
Le terme « bibliodiversité » désigne la diversité des acteurs, des catalogues, des écritures et des modèles éditoriaux. Avec Babelica 2026, cette notion prend aussi une dimension générationnelle : donner la parole à de jeunes auteurs revient à permettre à de nouvelles sensibilités d’entrer dans le débat littéraire.
Cette démarche rejoint une question importante pour les scènes littéraires africaines. Comment permettre aux jeunes écrivains de ne pas seulement être des lecteurs du patrimoine existant, mais également des producteurs d’histoires, de formes et d’idées capables de circuler au-delà de leurs frontières nationales ?
De l’Afrique au monde, et du monde vers l’Afrique
Le caractère international de Babelica rappelle que la circulation des textes ne dépend plus uniquement des grands salons physiques ou des circuits éditoriaux traditionnels. Les rencontres numériques, les revues et les réseaux d’éditeurs indépendants peuvent créer d’autres passerelles.
Pour les jeunes auteurs africains, ces espaces représentent une possibilité supplémentaire de faire connaître leurs écritures tout en découvrant celles d’autres pays. La rencontre ne fonctionne alors plus dans un seul sens : chacun arrive avec son histoire, sa langue, ses références et ses interrogations.
Avec Déborah Pépé parmi les 30 jeunes auteurs réunis autour de « Résister et espérer », Babelica 2026 offre ainsi une image intéressante d’une littérature en mouvement : une littérature qui ne demande pas seulement à être découverte, mais qui veut aussi prendre la parole sur le monde contemporain.
Sources : Alliance internationale de l’édition indépendante et Legs Édition, septembre 2026.



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